L'origine du bal Les grandes formations Ils viennent du bal Le bal aujourd'hui
Accordéon Avant-guerre C Jérôme Le bal en chiffres
Danse musette Alix Combelle Eddie Barclay La carte des bals 2002
Le bal musette Jacques Helian Daniel Balavoine Tradition républicaine
La cabrette Roland Dorsay Jacques Dutronc Bals privés
Lieux mythiques Raymond Legrand François Feldman Identité du public
Musette contre swing Ray Ventura Liane Foly Répartition Géographique
Fête votive Fred Adison Jean-Jacques Goldman Le bal, reflet d'un état
  Jo Bouillon Hélène Ségara L'image du bal
  Georges Ulmer Francis Cabrel  
  Depuis 1945 Gold  
  Georges Jouvin Tri Yann  
  Jo Moutet Maeva  
  Jean-Claude Petit Laam  
  Grand orchestre du spendid Sébastien Lorca  
  Les Méditerranéens    
  André Thivet    
. Maurice de Thou    

. Accordéon

Son vénérable ancêtre se nomme le "Sheng". Il s'agit d'un instrument polyphonique religieux qui apparaît en Chine, environ 2700 ans avant JC et qui constitue sans doute le premier exemple d'utilisation de l'anche libre.

La demande de brevet de "l'accordion" fut déposé le 6 mai 1829 par un fabricant d'orgues et de piano Viennois Cyril DEMIAN.
Il s'agit d'une sorte de soufflet à bretelles qui sera ensuite rebaptisé " accordéon " et qui correspond à la naissance de l'instrument populaire.

Il évolue rapidement vers l'accordéon "diatonique " tel que nous le connaissons.
L'accordéon diatonique a resurgit du passé à la faveur du mouvement folk des années 70, puis des "Fest-Noz" bretons.

L'accordéon " chromatique" naît des divers perfectionnements apportés à l'accordion au cours du XIXème siècles dont les "registres", ce qui donnera naissance au fameux registre musette qui se développe dans le premier quart du XXème siècle.
En 20 ans, les Italiens donnent à l'accordéon diatonique et chromatique leurs formes modernes.

L'accordéon à "touches piano" ou accordéon de concert apparaît lui en 1850.

Mais revenons en 1829. Quelques semaines après le dépôt du brevet de Cyril DEMIAN, Charles WHEATSTONE dépose à son tour et cette fois-ci à Londres, une demande de brevet pour un symphonion à soufflets qui sera rebaptisé en 1833, "concertina". Cet instrument est plus proche de la lignée de l'harmonéon, de l'accordéon de concert. Il tombe en désuétude au début du siècle et ne retrouvera son statut d'instrument populaire qu'avec le retour de la musique folk dans les années 60.

Parmi les cousins de l'accordéon, notons l'harmonica, l'harmonium et un instrument proche du concertina, le "bandonéon". Inventé par Heinrich BAND à la fin des années 1840. Il commence sa carrière dans les temples protestants allemands, démunis d'orgues, puis arrive en Argentine et devient l'instrument privilégié du tango…

 

. L'instrument puis la danse musette :

Ce terme est associé à de nombreuses images selon la période avant ou après guerre. Il remonte au XIIIème siècle et désigne une sorte de cornemuse. Il donne son nom à une danse, la "musette" et certains compositeurs l'utilisèrent (Bach, Rameau…).

On retrouve en suite son principe de fonctionnement dans les campagnes en particulier dans le Limousin au travers de la cornemuse puis par la fabrication des "cabrettes" à partir de peau de chèvres.

C'est cette cabrette qui devint l'instrument des premiers bals musettes.


. Le bal musette :

Si les premiers bals publics parisiens datent du début du XVIIIème siècle, il faudra attendre le XIXème siècle pour les voir se développer.

Ces bals musettes étaient à l'origine des bals de famille.
Ils furent ensuite appelés "bals à la musette". Les instruments d'élections y étaient la vielle, le violon et la cabrette (que les anciens appelaient musette).
L'implantation des Auvergnats à Paris favorisa dans la capitale la naissance des bals célèbres tels les Barreaux Verts et chez Bouscatel. Nous sommes au tout début du XIXème siècle.

Ces bals ont un immense succès durant les "années folles" (1900-1914) mais il faudra attendre la fin de la 1ère guerre mondiale pour voir le genre musette prendre la forme qu'on lui connaît.

On reconnaît 3 types de bal musette :
- Le "bal des familles", typiquement auvergnat.
- Le "bal musette populaire" ou parfois la java est interdite.
- Le "guinche", plus ou moins louche, des truands…


. Accordéon contre cabrette :

L'arrivée des immigrés italiens sur Paris peu avant 1900, posa de sérieux problèmes dans les bals. Les cabrettaires auvergnat étaient payés à la danse, les accordéonistes italiens voulurent un cachet.

Les Auvergnats décidèrent ensuite en plus du dimanche, d'ouvrir en semaine d'où un remplacement de la clientèle et l'obligation pour l'orchestre de se moderniser en donnant un rôle plus important à l'accordéon ce qui fut le début d'une véritable "guerre" au travers de bagarres mémorables. La ou il y avait de l'accordéon il y avait du baston…

C'est le mariage entre la fille Bouscatel fille d'Antoine Bouscatel "le roi de la cabrette" et Charles Péguri le fils de Félix Péguri, immigrant italien et fabricant d'accordéons qui permit de sceller le pacte…

Ce sont bien des accordéonistes italiens qui, les premiers, jouèrent de cet instrument dans des bals auvergnat.

 

. Les lieux mythiques :

Au début du XVIIIème siècle, les bals publics se développent à Paris. Après la construction du mur d'enceinte des Fermiers Généraux, les bals se trouvent dispersés les uns des autres par la "barrière" : Ménilmontant, Belleville… Qui dit barrière, dit taxes et donc trafics… Les gargotes sont alors envahies par une population de petits trafiquants.
En 1795, on dénombre à Paris 644 bals de classes différentes…

La rue Lappe et ses environs fut le fer de lance du musette des années 1930 ou d'anciens bals musettes se transformaient en dancing comme le "Balajo" ou "Bousca".

Dans les dancings les femmes portaient des robes plus longues et les gens étaient bien habillés. L'orchestre jouait des bostons, des tangos, etc…
Dans les bals musettes comme le "Tourbillon", c'était débraillé et on y dansait la rumba c'est à dire la "frotteuse". On glissait pour danser en suivant le rythme de l'accordéoniste et c'est pourquoi les pistes étaient très cirées.
Une fille qui ne savait pas danser faisait banquette… avec le système des séries : 2 valses, un tango puis une polka, une java, un fox-trot, une rumba et ainsi de suite.

 

. La valse musette contre le swing :

La valse musette avec la java c'est la base du musette.

Dans la valse musette, le motif se découpe en trois parties : un aspect mélodique, des variations et le trio plus calme permettant au danseur de se reposer. Les danseurs tournent lentement pour ne pas se bousculer. Ce sont des tyroliennes, les valses champêtres qui se jouent rapidement.
L'arrivée du swing dans les années 1925 marque un nouvel élan au travers de l'esprit jazz qui s'en dégage. Mais danser le swing engendrait la bousculade et donc une nouvelle fois des bagarres… si bien qu'il fut rapidement interdit dans les bals.

Début 40 naît le swing musette.

 

. La fête votive :

Chaque village a sa fête appelée "fête votive".

Au départ, le passé catholique de nos villages, avait donné à chaque communauté, sur des bases souvent légendaires, un saint patron.
Succédant aux fêtes païennes, la fête votive (fête en vertu d'un vœu), était une manifestation célébrée par tous en l'honneur d'un saint patron du village, au jour prévu dans le calendrier, avec ce jour d'allégresse, jeux, danses, et breuvages copieux qui suivaient souvent les liturgies.

Les autorités religieuses freinèrent les débordements de la joie populaire et de la fête laïque qui appartient au peuple.

Ces fêtes patronales ou "Voto" vont évoluer à partir de la 2ème guerre mondiale, se séparer de la fête religieuse et se dérouler le dimanche le plus proche.

Plus tard, toutes les fêtes vont se décaler aux beaux jours pour donner le calendrier actuel.

D'autres fêtes permettent de renouer des liens avec certains rites comme par exemple, le Corso.

L'origine du bal Les grandes formations Ils viennent du bal Le bal aujourd'hui
Accordéon Avant-guerre C Jérôme Le bal en chiffres
Danse musette Alix Combelle Eddie Barclay La carte des bals 2002
Le bal musette Jacques Helian Daniel Balavoine Tradition républicaine
La cabrette Roland Dorsay Jacques Dutronc Bals privés
Lieux mythiques Raymond Legrand François Feldman Identité du public
Musette contre swing Ray Ventura Liane Foly Répartition Géographique
Fête votive Fred Adison Jean-Jacques Goldman Le bal, reflet d'un état
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  Depuis 1945 Gold  
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